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latine un certain nombre de récits fabuleux, décorés par lui du nom d'Historia Britonum. Je dirai tout à l'heure si, comme il le prétendait, il n'avait fait qu
ajoutés à ce premier document aient été l'?uvre de son imagination. Bien avant le premier tiers du douzième siècle, les harpeurs
ristianisme, il y avait encore en France un collége de Druides; Ausone en offre un témoignage irrécusable. Fortunat, au septième siècle, faisait, à deux reprises, un appel à la harpe et à la rhote des Bretons. Au commencement du onzième si
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pour y rendre hommage à la douceur de leurs chants comme à l'intérêt de leurs récits. Mon savant ami, M. Ferdinand Wolf, dont l'Europe entière regrette la perte récente, a trop bien étudié tout ce qui se rapportait aux lais bretons, pour que j'aie besoin aujourd'hui de démontrer leur importance et leur ancienne célébrité: je me contenterai de rassembler un certain nombre de passages qui pourront servir à mieux justifier ou à com
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e à trouver; car il faut douze couples, chascune partie en deux.? Mais la forme ne s'en était pas conservée dans les traductions faites aux douzième et treizième siècles. Marie de France et ses émules n'ont reproduit que le fond des
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t donner une idée du vacarme produit dans une mêlée sanglante par le choc des lances et les c
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aient au moins de nom; mais ils aimaient le chant sans en comprendre toujours les paroles. Alors ils c
lai Mortel, les lais de Pleurs, des Amans et du Chevrefeuil. Tristan lui-même, dans un des anciens po?mes consacrés
o?stes-vo
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r à quelle occasion Tristan avait trouvé le lai du Che
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tons se rapportassent à des aventures bretonnes. Marie de France, dans sa ver
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ts, offraient le mélange des traditions de tous les temps, et devenaient l'occasion naturelle des confusions les plus multipliées. Dans nos romans de la Table ronde nous n'aurons pas de peine à reconna?tre de fréquents emprunts faits aux légendes d'Hercule, d'?dipe et de Thésée;
avec la nation fran?aise. Aussi put-on mieux retrouver chez eux le dép?t des traditions gauloises que chez les Gallo-Romains devenus Fran?ais. Ils avaient été réunis autrefois de culte et de m?urs avec les Gaulois: le culte avait changé, non le fond des m?urs, non les anciens objets de la superstition populaire. Jamais les évêques, appuyés des conciles, ne parvinrent à détruire chez eux la crainte de certains arbres, de certaines forêts, de certaines fontaines. Que l'étrange disposition des pierres de Carnac, de Mariaker et de Stone-Henge ait été leur ?uvre ou celle d'autres populations antérieures dont l'histoire ne garde
t narrative par les trouvères et jongleurs fran?ais; et cela longtemps avant le douzième siècle. Les lais embrassaient une vaste série de traditions plus ou moins reculées, et ne souffraient de partage, dans les domaines de la poés
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Bretagne et de
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rt de toutes les compositions musicales de vieillir vite; on se lasse des plus beaux airs longuement répétés: mais il n'en est pas de même des histoires et des aventures bien ra
passionnées pour les grands récits de guerre, d'amour et d'aventures, qui permettaient à ceux qui les chantaient de former une corporation nombreuse et active, n'auraient-ils rien compris aux mélodieux accords, aux grands effets de la musique? Pourquoi n'auraient-ils pas eu leur Mario, leur Patti, leur Malibran, leur Chopin, leur Paganini? Le sentiment musical n'attend pas, pour se révéler, la réunion de plusieurs centaines d'instruments et de chanteurs: il agit sur l'ame humaine en tous temps, en tous pays, comme une sorte d'aspiration involontaire vers des voluptés plus grandes que celles de la terre. Ce sentime
générations si avides de chants et de vers, il fallait assurément des artistes, jongleurs, musiciens, trouvères et compositeurs, d'une certaine habileté, d'une certaine éducation littéraire. Qu'ils aient ignoré le grec, qu'ils n'aient pas été de grands latinistes, qu'ils se soient dispensés fréquemment de savoir écrire et même lire, je l'accorde. Mais leur mémoire ne ch?mait pas pour si peu: elle n'en était que mieux et plus solidement fournie de traditions remontant aux plus lointaines origines et rassemblées de toutes parts: traditions d'autant plus attrayantes qu'elles avaient traversé de longs espaces de temps et de lieux, en s'y colorant de reflets qui les douaient d'une originalité distincte. Les jongleurs avaient à leur di
ait écouté, retenu que les chansons de geste, expression de m?urs si rudes, si violentes et si primitives? Comment Garin le Loherain, Guillaume d'Orange, Charlemagne, Roland, ont-ils pu si soudainement être remplacés par le courtois Artus, le langoureux Lancelot, le fatal Tristan, le voluptueux Gauvain? Comment,
, ou qui justifiaient les superstitions inutilement combattues par le christianisme. Les formes mélodieuses de la poésie bretonne retentirent dans le lointain, et ne tardèrent pas à charmer les Fran?ais de nos autres provinces: les harpeurs furent accueillis en-dehors de la Bretagne; puis on voulut savoir le sujet des chants qu'on aimait à écouter; peu à peu, les jongleurs fran?ais en firent leur profit et comprirent l'intérêt qui pouvait s'attacher à ces lais de Tristan, d'Orphée, de Pirame et Tisbé, de Gorion, de Graelent, d'Ignaurès, de Lanval, etc. On traitait bien, en France, tout cela de fables et de contes inventés à plaisir; longtemps on se garda de les mettre en parallèle
sait encore que s'y préparer, quand Geoffroy de Monmouth écrivit le livre qui dev
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