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Jean qui grogne et Jean qui rit

Chapter 10 SUITE DES DéBUTS DE JEANNOT ET DE M. ABEL

Word Count: 1344    |    Released on: 30/11/2017

laisir était M. Abel, qui avait son cabinet particulier, et qui était servi t

el le question

nt chez son é

E

monsieur. Son ma?tre et les gar?ons se sont moqués de lui; Jeannot s'est mis en colère, on l'a turlupiné, il s'est faché plus encore; le patron l'a houspillé et taquiné; J

A

farce! Et sait-on qui

E

r; personne

A

acher de le retr

E

Il n'a fait de mal à personne; il s'est un peu

A

x donc pas

E

?a non,

A

omprends la plaisanterie. Pas com

redingote il avait une blouse à ceinture, autour du visage un mouchoir à carreaux, sur la tête une casquette d'ouvrier et son chapeau à la

GAR

mbien,

VERG

ir la marmite

GAR

eur; un fra

VERG

Voichi l

t tournait le dos à la porte

VERG

est pour

isparu; en deux secondes il s'était débarrassé de son mouchoir, de sa blouse, de sa casquette, il avait mis son chapeau sur sa tête; il avait roulé sa blouse et le reste, et avait jeté le tout

BAD

ine de raisiné, monsieur; le pauvre gar?on est dans un état terri

rave, ?a!? dit M

, l'inondaient, l'épongeaient. Les gar?ons riaient sous cape, la dame du comptoir leur faisait de gros yeux; M.

vec la dame du comptoir, qui lu

E PON

ts du pauvre gar?on ne peuvent plus resservir et qu'

A

gages sont donc

E PON

. Dame! des enfants de cet age,

un gilet qui croisait d'un pied sur son estomac, une chemise qui en e?t contenu deux comme lui, Jeannot, di

e voleur!?

ns pour saisir M. Abel au collet; la dame du comptoir se réfugia près de sa caisse en poussant un cri per?ant. M. Abel croisa les bras et resta immobil

ormèrent de la cause des cris de madame. M. Pontois et les gar?ons expliquèrent si bien l'affaire, que

A

voleur que vous. Le voleur prend, et moi je donne.

PON

us connaiss

A

isanterie. J'étais entré pour payer les vêtements perdus de Jeannot. Tenez, monsieur Pontois, voici quarante francs: une blouse, un gilet et une

je dois vous laisser en liberté; car, enfin, ce gar?on

A

qu'il a; je vais

enfants, la le?on de prudence qu'il leur avait donn

gner et me tenir compagnie jusqu'au caf

l'accompagnassent jusqu'au café. Il y fit son entrée avec cette escorte, mena ses gardiens impro

EL, r

urs me prennent pour un voleur! J'ai vu Jeannot, qui a crié au v

MO

qui est du quartier? Je le garantis, moi. C'est un

A

où je me mets sans cesse par amour de la farce. Et vous, me

ttendre le

un flacon de cog

e la fin de l'aventure: ils savourèrent le café et le cognac jusqu'à la dernière goutte; ils saluèrent M. Abel en lui renouvel

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Jean qui grogne et Jean qui rit
Jean qui grogne et Jean qui rit
“Jean qui grogne et Jean qui rit est un ouvrage de la Comtesse de Ségur paru en 1865. Jean (qui rit) et Jeannot (qui grogne) sont deux cousins. Ils quittent la Bretagne pour aller travailler à Paris. Jean est d'un caractère agréable (heureux et compatissant) et cela lui attire l'estime et la sympathie de tous. Jeannot, quant à lui, malgré les bons conseils de son cousin et l'aide de deux protecteurs (M. Kersac et M. Abel qui l'aident pour faire plaisir à Jean), devient une véritable canaille, ce qui l'isole progressivement. L'auteur donne dans ce livre une image positive de la campagne en opposition à la grande ville corruptrice : « Mon dernier mot sur ce magnifique Paris : c'est qu'on doit être bien aise d'en être parti. Il y a du monde partout et on est seul partout. 'Chacun pour soi et Dieu pour tous', dit le proverbe , c'est plus vrai à Paris qu'ailleurs. » Elle y montre aussi que les choix de vie (vers le Bien ou vers le Mal) ne sont pas uniquement la conséquence de l'éducation : Jeannot, malgré la bienveillance de Jean et de Simon qui lui prêtent des habits, de M. Kersac qui lui confie son cheval, de M. Abel qui lui fournit 20 francs, choisira toujours la voie du Mal (il maltraite le cheval et tente d'escroquer Jean). Kersac dit de lui : « Rien n'y fera , c'est un être sans cœur, rien ne le touchera. » M. Abel conclut : « Que puis-je y faire ? Comment changer un cœur mauvais et ingrat ? » |Source Wikipédia|”