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Jean qui grogne et Jean qui rit

Chapter 9 DéBUTS DE M. ABEL ET DE JEANNOT

Word Count: 2255    |    Released on: 30/11/2017

t gaiement en route avec Simon et Jean pour commencer son service chez l'épic

MO

on que vous attendiez; arrivé de ce matin,

NT

che. Prends-moi ce bocal de cornichons,

AN

e c'est,

IS, r

ais le plus pur! Où ce que c'

AN

c'est, l

NT

ud. Devant madame, q

vance vers le comptoir, butte contre une caisse

it! crie

épète la dame

écrient les ga

ux! s'écr

? s'écrie Jean e

ait brisé que du haut, la moitié des cornichons étaient par terre, mais les gar?on

NT

à Simon que tu aurais dix francs par mois, nourri, vêtu, logé, blanchi. Prends garde que les dix f

MO

e fallait pas lui faire transporter un bocal pour comm

NT

, Simon, voulez-vous changer? Repre

MO

Jeannot est mon cousin. Au revoir. Je viendrai demain savoir comme

le cousin. Pontois le mit de suite à l'ouvrage; il lui fit porter un paquet d'épicerie à l'h?tel

courses avec les gar?ons qu'on envoyait dans tous les quartiers de Paris, de s

recevait souvent d'assez gros pourboires, qu'il remettait fidèlement à Simon. Celui-ci était fier du succès de son frère; tous deux, en rentrant le soir dans leur petite chambre, remerciaient Dieu de les avoir réunis. Jean était heureux. Ses se

i, un monsieur en

la dame du comptoir à Simon

examinait le café, les gar?ons, les habitués. Ses yeux s'arrêtèrent sur Simon

r?o

s'empressa

on ami, que je demande: je

surpris, et avertit Simon q

MO

Qu'y a-t-il pour le

TRA

emandé; apportez-moi deux c?telet

instant après, apportant

MO

me conn

TRA

imon Dutec, fils de l

, sur

e ne me remets pas

TRA

s ne l'avez jamais entendu

MO

ai-je l'honneur d'êt

TRA

Kérantré. (Simon fait un geste de surprise.) J'ai vu

MO

,... veuillez

il apportait un potage et

TRA

oli gar?on, ma parole! Tais-toi, mon ami Simon, tais-toi! Amène-

à Jean l'ordre d'apporter

osa sur la table, regarda l

leur! Quel bonh

les habitués se levèrent, le plus résolu courut à la porte pour la garder; Simon r

voyant les gar?ons et les habitués s'avancer vers lui avec des visages et des poings mena?ants. J'ai fait le voleur pour donner de la prudence à ces en

E

à c?té, monsieur, da

TRA

juste, qui déteste les épiciers! Eh b

MO

s pas votre nom. Jean m'a tout conté, et je

se. La dame du comptoir comptait son argent pour s'assurer que, dans la bagarre, sa caisse n'avait subi

er si t?t? demanda M. Abel. Vo

E

ne; il nous a menés en carriole jusqu'à Vannes, puis jusqu'à Malansac, puis il nous a payé

GER, so

c avait-il pris g

sour

vre Jeannot a continué à s

TRA

C'est étonnant comme ce pleurard me dépla?t.

E

ne le savais

TRA

it sur un papier que je

E

sion d'ouvrir ma bourse depuis que je vous ai quitté. Mais que je

TRA

urice, à deu

E

nous nous ve

TRA

s je viendrai

pièce de vingt sous en guise de pourboire, donna à Simon

nut Jeannot, continua son chemin, puis il revint sur ses pas, mit son chapeau en Colin, comme un Anglais, allongea sa figure, prit u

NT

veut quel

nt anglais très prono

... M

NT

C'est ici près, milor

, même

... M

NT

tout près d'ici.

EL, d

... M

NT

l est sourd. Là, monsieur, là! Vou

A

... M

NT

comprennent même pas le fran?ais! Dis donc, Jeannot

uivre. L'Anglais suivit; aux questions que lui a

...Meu

nt; l'Anglais le dépassa,

courut a

AN

! Par ici! Vous

A

... M

AN

s ne voyez donc pas? Vous êtes en

renant sa vo

, épi

dépêtrée de sa casquette. Jeannot regarda autour de lui et retourna à l'épicerie, fort en colère d'avoir été joué par un mauvais plaisant. Quand il

réable! Et quels pourboires on lui donne! Et moi, personne ne me donne rien! Mon ouv

dre des rafra?chissements matin et soir jusqu'à une heure assez avancée; ensuite il fallait tout laver, essuyer, ranger. Souvent, à minuit Simon n'était pas encore couché. Quant à Jean,

d'aller le prendre; il les accompagna à la messe les premiers dimanches; puis il trouva que c'était trop matin; il préféra

à l'office du soir de deux dimanches l'un, Jean y allait une fois et Simon la fois d'après. Cette condition, demandée, presque imposée par Simon, avait d'abord surpris et mécontenté le ma?tre du café; mais, en voyant le service

on leur donnait, sans bruit, sans agitation; chacun était servi comme il l'aimait, comme il le désirait: quelquefois les ha

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Jean qui grogne et Jean qui rit
Jean qui grogne et Jean qui rit
“Jean qui grogne et Jean qui rit est un ouvrage de la Comtesse de Ségur paru en 1865. Jean (qui rit) et Jeannot (qui grogne) sont deux cousins. Ils quittent la Bretagne pour aller travailler à Paris. Jean est d'un caractère agréable (heureux et compatissant) et cela lui attire l'estime et la sympathie de tous. Jeannot, quant à lui, malgré les bons conseils de son cousin et l'aide de deux protecteurs (M. Kersac et M. Abel qui l'aident pour faire plaisir à Jean), devient une véritable canaille, ce qui l'isole progressivement. L'auteur donne dans ce livre une image positive de la campagne en opposition à la grande ville corruptrice : « Mon dernier mot sur ce magnifique Paris : c'est qu'on doit être bien aise d'en être parti. Il y a du monde partout et on est seul partout. 'Chacun pour soi et Dieu pour tous', dit le proverbe , c'est plus vrai à Paris qu'ailleurs. » Elle y montre aussi que les choix de vie (vers le Bien ou vers le Mal) ne sont pas uniquement la conséquence de l'éducation : Jeannot, malgré la bienveillance de Jean et de Simon qui lui prêtent des habits, de M. Kersac qui lui confie son cheval, de M. Abel qui lui fournit 20 francs, choisira toujours la voie du Mal (il maltraite le cheval et tente d'escroquer Jean). Kersac dit de lui : « Rien n'y fera , c'est un être sans cœur, rien ne le touchera. » M. Abel conclut : « Que puis-je y faire ? Comment changer un cœur mauvais et ingrat ? » |Source Wikipédia|”