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Jean qui grogne et Jean qui rit

Chapter 5 L'ACCIDENT

Word Count: 3196    |    Released on: 30/11/2017

RS

s viennent de Kermadio. J'en ai eu quarante pour deux cent quarante francs! à six francs pièce; ce que j'aurais payé par

E

a récompensé, monsieur, d

RS

je dis que tu m'

E

onsieur, Jeanno

RS

er bonheur. Regarde-le donc; il dort comme un

, qu'il ne put s'empêcher de rire tout haut; sa gaieté gagna Kersac, que son marché de petits cochons ava

nc? Pourquoi ri

recoucha, referma les yeux, et les rouvrit de temps en temps pour leur lance

emarqua qu'il avait beau poil, qu'il

reviens beaucoup? dit-il à Jea

E

ur, c'est

RS

quoi

E

Jea

RS

le de Jeannot? Je voudrais

E

nsieur, au contraire; je s

RS

nstants de réflexion, veux-tu faire une chose? Ne va pas à Paris, reste avec moi; je

E

je suis très reconnaissant,

RS

quoi

E

aut que j'obéisse à maman; je ne sais pas quelles sont ses raisons pour nous envoyer à Simon; peut-être serait-elle

RS

pays! Pas plus m

E

rrir, ni maman non plus. Il faut qu'il travaill

RS

ouverai-je plus tard, et sans Jeannot, pou

té de Jean le toucha: il se promit de lui venir en aide à

ls parcouraient. Celui-ci lui répondait amicalement et revenait sans cesse sur

Jean

, Kersac ne pouvait plus souffrir

aucoup à Jean, qu'il ne conna?t pas; c'est donc pour le plaisir de me faire du mal, pour me jeter tout seul sur la grande route! Que

frit à Kersac de soigner son cheva

ore. Lorsque Kersac, aidé de Jean, eut fini d'arranger son c

journée; si tu veux venir avec moi, nous irons dans la

c joie; il eut b

Jean

voyait l'antipathie de

n, s'offrit pour faire boire le cheval quand il aurait mangé son avoine. Kersac fut surpris

de temps pour nous promener, n'ayan

joli; ils marchèrent assez longtemps, causant de choses et d'autres; il amusait et intéressait Kersac par mille petits récits de so

un gar?on tout jeune à former, et je le che

E

monsieur; je n'ai pas les q

RS

'en ai eu plus de dix à mon service

tre à terre. Il se jeta sur la route pour lui couper le chemin, saisit la bride, mais le cheval était lancé; Kersac, malgré sa force, ne put l'arrêter sur le coup, et il se trouva jeté par

er, mais il retomba; i

ontaine près de la route; il y courut, trempa son mouchoir dans cette eau fra?che et limpide, et revint en courant pour bassiner le front et les

ande difficulté et après plusieurs essais qu'il put y parvenir; il

is calmer votre cheval; je l'approcherai tout près de vo

'herbe, et, pendant que l'animal mangeait, il le fit descendre dans le fossé, l'arrêta en face de Kersac, et le maintint par

E

eval, monsieur, et quand vous y s

remonter le fossé avec précaution et le mena par la bride. Ils arrivèrent à Malansac à la nuit;

olisson!? lui

it-il ensuite? Il faudrait bien qu'il fin?t par se retrouver en face de K

RS

nt as-tu laissé é

T, tre

ce n'est p

RS

nteur! Réponds: Comment l

AN

rué; alors j'ai fouetté plus fort pour le corriger; alors il s'est cabré; alors j'ai eu peur qu'il ne cassat la longe que je tenais, a

RS

u te souviendras longtemps. Si je n'avais le pied foulé, grace à toi, animal, imbécile, je te donnerais une

r aux regards courroucés de Kersac, et ne quitta le coin le plu

l était grand et fort, on eut de la peine à y arriver et à l'établir

stallé, Jean s'as

RS

mon ami? Tu ne vas p

E

erai près de vous pour vous servir, jusqu'à ce que vous so

RS

'ennuyer comme un mort.

E

onté, mais parce qu'ils ne pourraient pas faire autrement; et c'est triste d'être hors de chez soi sans pouvoir mett

RS

à Paris? et to

E

a route à pied, on n'arrive pas à jour fixe; il nous attend à un mois près. Et ainsi, monsieur, si je ne vo

RS

agréable; j'accepte tes services et je t'en remercie d'avance. Et

cruchon plein et un verre. Quand Kersac eut

RS

r, à cause de ma chute. Une soupe aux c

sortir; Kers

n'as pas d?né? Demande pour d

E

'ai d?né avec Jeannot a

RS

donc? a

E

donné les restes du lapin, qui nous avait déjà fait un fameux souper hier

RS

s choses, et que je te laisserai manger un

E

y sommes habitués, Jeannot et moi. Et puis, à Vannes, la bonne dame

RS

erais me resteraient dans le gosier si je me donnais un bon d?ner pendant que tu gri

; il semblait vouloir

RS

chose qui ne veut pas sortir

E

C'est que j

RS

je te dis. Parle

sour

rdonner, monsieu

ours ce pendard que tu me jettes au nez! Je ne veux pa

E

otre Seigneur nous pardonne bien quand nous l'offensons, et il nous aime to

RS

notre curé? Ton Jeannot ne me

a et sortit

it des yeux et

faitement raison.... Mais comment faire pour revenir sur ce que j'ai dit!... Il se moquerait de moi.... Et pourtant il a raison. Et c'est une brave gar?on si jamais il en

portait de quoi mettre le c

s'en

RS

t-ce que c'

E

onc, m

RS

vert? Pourq

E

ue vous, monsieur,

RS

e. Tu as raison et j'ai tort. Tu m'as fait la le?on, et tu as bien fait,

es oreilles. Il s'approcha tout près de lui.

RS

moquer de moi,

E

oment où vous agissez comme Notre Seigneur? au mome

baisa; Kersac prit la tête de Jean

va chercher deux couverts de plus... e

ongtemps à revenir avec les couverts et Jeannot.

t de te confier un cheval un peu vif, à toi qui n'y entends rien. N'y pensons plus e

ersac s'en aper?ut, sourit et fut satisfait d'avoir bien agi et d'avoir accepté, lui homme fait,

E

eannot, à apporter les plats. Faut-il

RS

bon. Mais pas pour m

Jeannot

E

il est bon, M. Kersac? Tu vas

AN

tu sais que j'ai du malheur et qu'

E

s toutes sortes de choses; puis tu es triste, tu as l'a

AN

jours prendre les choses gaiement, comme tu le fais, toi. Tu es gai, je suis triste

E

obligeant et agréable aux autres.... Portons n

cidre; Jeannot prit le fricot; Ke

RS

; ne perdons pas de temps

nrent compagnie; quand le repas fut terminé, il ne restait plus rien dans les plats, rien

e Jeannot allait coucher à l'écurie, su

te coucher, aide-moi à me d

d'adresse et de soin. Lorsque Kersac f

RS

là? Tu ne vas pas te

E

ous, monsieur, je dormira

RS

une chaise? pour une foulure au

E

ous lever ni vous faire entendre. S'

RS

? Je vais dormir jusqu'à de

t de sortir. Mais il rentra sans faire de bruit, s'ét

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Jean qui grogne et Jean qui rit
Jean qui grogne et Jean qui rit
“Jean qui grogne et Jean qui rit est un ouvrage de la Comtesse de Ségur paru en 1865. Jean (qui rit) et Jeannot (qui grogne) sont deux cousins. Ils quittent la Bretagne pour aller travailler à Paris. Jean est d'un caractère agréable (heureux et compatissant) et cela lui attire l'estime et la sympathie de tous. Jeannot, quant à lui, malgré les bons conseils de son cousin et l'aide de deux protecteurs (M. Kersac et M. Abel qui l'aident pour faire plaisir à Jean), devient une véritable canaille, ce qui l'isole progressivement. L'auteur donne dans ce livre une image positive de la campagne en opposition à la grande ville corruptrice : « Mon dernier mot sur ce magnifique Paris : c'est qu'on doit être bien aise d'en être parti. Il y a du monde partout et on est seul partout. 'Chacun pour soi et Dieu pour tous', dit le proverbe , c'est plus vrai à Paris qu'ailleurs. » Elle y montre aussi que les choix de vie (vers le Bien ou vers le Mal) ne sont pas uniquement la conséquence de l'éducation : Jeannot, malgré la bienveillance de Jean et de Simon qui lui prêtent des habits, de M. Kersac qui lui confie son cheval, de M. Abel qui lui fournit 20 francs, choisira toujours la voie du Mal (il maltraite le cheval et tente d'escroquer Jean). Kersac dit de lui : « Rien n'y fera , c'est un être sans cœur, rien ne le touchera. » M. Abel conclut : « Que puis-je y faire ? Comment changer un cœur mauvais et ingrat ? » |Source Wikipédia|”