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Escal-Vigor

Chapter 2 No.2

Word Count: 3825    |    Released on: 30/11/2017

it dit, non sans raison, que par ses affinités, il se sentir

htone, Henry avait invité à sa table non seulement quelques hobereaux et gros terriens, deux ou trois artistes de ses amis de la ville, mais il avait convié en masse de simples fermiers, de petits armateurs, d'infim

s en vieil argent d'un travail à la fois sauvage et touchant; d'autres exhibaient le manche en chêne sculpté de leurs larges couteaux; les gens de mer paradaient en grandes bottes goudronnées, des anneaux de métal fin adornaient le lobe de leurs oreilles aussi rouges que des coquillages; les travailleurs de la glèbe avaient le rable et les cuisses bridés dans des pantalons de même velours que celui de leur veste, et ces pantalons, collant du haut, s'élargissaient depuis les mollets jusqu'au coup de pied. Leur

peu embarrassés au début du repas, avaient vite recouvré leur assurance. Avec des gestes lourds mais non empruntés, et même de ligne souvent trouvée, ils se servaient du couteau et de la fourchet

ois à c?té d'un de ses pairs de l'oligarchie une fermière, une patronne de chaloupe ou une poissonnière, et, réciproqueme

ent dans la fleur ou dans la chaude maturité de l'age. On aurait dit

ivateurs du pays, Michel Govaertz de la ferme des Pè

était l'homme le plus important de Zoudbertinge, le village

comme représentant du Dykgrave, tandis que comme juré il avait droit d'initiative et voix délibérative dans le chapitre. De plus, n'avait-il point été récemment élu bourgmestre de la paroisse? Gros paysan, quadragénaire de belle prestance, pas méchant, mais vaniteux, de caractère nul, il avait été extrêmement flatté d'être invité au chateau et d'occuper, avec sa fille, la tête de la table. Soutenu par ses compères, surtout stylé et instigué par sa fille, la non moins ambitieuse mais plus intelligente Claudie, il incarnait les prérogatives et les immunités civiles et tenait

e, le comte avait assis Cl

besoin de tyrannie, une ambition féroce parvenait seule à réfréner ses appétits et à la conserver chaste et inviolée jusqu'à présent, malgré les ardeurs de sa nature. Pas l'ombre de sensibilité ou de délicatesse. Une volonté de fer et aucun scrupule pour arriver à ses fins. Depuis la mort de sa mère, c'est-à-dire depuis ses dix-sept ans - aujourd'hui elle en comptait vingt-deux - elle gouvernait la ferme, le ménage et, jusqu'à un certain point, la paroisse. C'est avec elle que devrait compter le pasteur. Son frère Guidon, un adolescent de dix-huit ans, et même son père le bourgmestre, tremblaien

hourvaris et des rixes entre ses galants, mais leurrant le vainqueur, le ma?trisant au besoin, affectant encore plus de brutalité que lui, allant jusqu'à le battre et le traiter comme il avait servi ses rivaux, pui

e Kehlmark, elle se jura de dev

ière femelle. Rien de plus facile que de se faire aimer de lui. N'avait-elle pas fait tourner la tête à tous les jeunes villageois? à quelles extrémi

était pas outre mesure de la présence de cette personne. Kehlmark ne devait pas en faire grand cas. à preuve que la demoiselle ne s'était pas même montrée à table. Claudie se flattait bien de la faire renvoyer et, s'il le fallait, de la remplacer en attendant le mari

ntre cette mijaurée et la superbe Claudie, la plus ébl

uant à la valeur du domaine, elle lui était connue depuis longtemps, d'ailleurs comme à tous ceux du village. Ce vaste vallon triangulaire, limité de deux c?tés par les digues, et du troisième par une grille et de

che, et sa barbiche soigneusement taillée. Ce que le Dykgrave présentait d'un peu réservé ou d'un peu timide, de presque langoureux et mélancolique par moments, n'était pas fait pour déplaire à la pataude. Non point qu'elle donnat dans le sentimentalisme: rien, au contraire, n'était plus loin de son caractère extrêmement matériel; mais parce que ces moments de rêverie chez Kehlmark lui paraissaient révéler une nature faible, un caractère passif. Elle n'en régnerait que plus

aux invités à ces excentriques agapes, mais ils n'en firent rien para?tre, et, tout en se gaussant intérieurement de cette réunion saugrenue, à laquelle ils avaient consenti d'assister par égard pour le rang et la fortune du Dykgrave, en sa présence ils affectèrent de trouver l'idée de cette crémaillère souverainement esthétique, et se récrièrent d'admiration. Nous

vaertz, particulièrement, était aux anges, flatté des attentions du comte pour son enfant préférée. Tout le temps Henry avait trinqué avec elle, et il ne cessait de la complimenter sur son costume: ?Il vous sied à ravir, disait-il. Combien vous vous imposez plus naturellement sous ces atours que cet

omte. C'est bien que vous nous ayez prescrit le costume du pay

te, gardez-vous de pareil affubleme

ontrées et de races. ?Le costume, déclare-t-il, complète le type humain. Ayons nos vêtements personnels comme nous avons notre

il s'aper?oit que la jeune paysanne l'éco

tapisseries féodales, les panoplies d'armes rares, mais demeuraient insensibles à l'art, au go?t, à l'ordonnance de ces luxueux accessoires. De nobles nus, peints ou sculptés, entre autres les copies des jeunes hommes du Buonarotti encadrant les compositions du plafond de la Sixtine, ne la frappaient que par leur costume in naturalibus. Elle éclatait, en se renversant, d'un

ourgmestre alla leur recom

elqu'un qui n'est pas content de vous voir parmi nous, monsie

gions, et quant à la véritable, l'éternelle vertu je m'entendrai bien avec les braves gens de tous les cultes... Au fait, Dom Balthus a décliné mon invitation

'il a déjà prêché con

me fait beauc

elains venus de la capitale, qui affichent des idées de mécréants et qui, manquant à tous leurs devoirs, donnent le mauvais exemple aux humbles paroissiens, en moquant, par leurs moeurs dissolues, le très saint sacre

légèrement changé de couleur, et ses narines accusèrent même u

... ou, comment dirai-je, mademoiselle...? dem

omie de Kehlmark. Ce nuage n'échappa non plus à la futée villageoise.

occupée et, de plus, extrêmement timide... Son grand plaisir consiste à préparer et à diriger, dans la coulisse, mes

nche ce fut avec une intonation sincèrement attendrie qu'il ajouta: ?C'

e comte?? demanda Claudie, un peu inquiétée, dans ses spéculations matr

Sans nous vanter, ?les Pèlerins? n'ont point leur égal dans tout le royaume. Nous ne possédons que

r moi, fit l

r le comte conna?t-il

au

efois un savoureux Frans Hals... Ah, un joufflu petit joueur de chalumeau; la plus merveilleuse symphonie de chair, de vêture et d'atmosphère dont cet exubérant et v

t qu'il parlait lati

des bruyères de Klaarvatsch... Attendez donc. N'

sacripants! Les seuls vagabonds et indigents du pays!... C'est notre Guidon, mon va

allumés, au souvenir du petit joueur de chalumeau. à présent ils se voilaient et sa voix avait eu un tremblement, un accent d'une indicible mélancolie,

de, _peinture de Kehlmark lui-même d'après une gravure très populaire en Allemagne. Le suprême baiser des deux jeunes princes, vic

r couper la tête! expliqua-t-il, singulièrement gouailleur, à Claudie qui béait devan

la grosse fille. Ils s'emb

démies d'hommes parmi les tableaux et les marbres: ?En effet, ce sont des machines comme il s'en trouve à Upperzyde et dans d'autres musées!... Cela meuble! Faute de m

vités ou se surve

geoise, on s'était

heures et le

endit sonner et ro

sérénades foraines et projetèrent, dans la péno

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Escal-Vigor
Escal-Vigor
“Veröffentlicht 1899, ist "Escal-Vigor" des belgischen Schriftstellers Georges Eekhoud eine sehr frühe und gewagte Darstellung von Homosexualität zur Zeit der Jahrhundertwende. Zeitlich vor dem Autor Gide, schreibt Eekhoud einen Roman, der völlig der Liebesgeschichte zwischen zwei Männern gewidmet ist. Interessant dabei ist, dass ihr tragisches Schicksal mit einer gewaltigen Begeisterung geschrieben ist. Homosexualität ist gekennzeichnet als eine "absolute Religion," und in seinem Roman will Eekhoud seine Leser eindeutig konvertieren und reformieren.”
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