icon 0
icon TOP UP
rightIcon
icon Reading History
rightIcon
icon Sign out
rightIcon
icon Get the APP
rightIcon

Escal-Vigor

Chapter 3 No.3

Word Count: 2395    |    Released on: 30/11/2017

n guet-apens! se récria Kehlma

monie?, qui viennent vous souhaiter la bienvenue, monsieur

Allons les recevoir!? dit-il, en rebroussant chemin et en se hatant de descendre l'escalier d'honneu

ns la vaste orangerie dont on avait ouvert sur l'ordre de

e se sont formés en demi-

tubes à larges pavillons et martèlent

t même rapiécé, contractait plus de patine et de rago?t que les nippes trop neuves des convives. Il y en avait de franchem

l'?le, dans les fermes de Zoudbertinge aussi bien que dans les taudis de Klaarvatsch. La Ghilde, d'essence très d

et finissant aux genoux par des déchiquetures ornées d'épines et de feuilles mortes, remplissaient, moyennant quelques deniers de pourboire, l'office de porteurs de torches. Et sous prétexte de raviver l'éclat du luminaire, mais à la vérité pour s'am

des diguiers enfon?ant des pilotis. Ces manoeuvres, ou plut?t leurs chefs d'équipe, le chantent en effet pour donner du coeur à leurs hommes pendant le travail. Attelés chacun à une corde, simultanément ils guindent en l'air le lourd mouton et le laissent retomber. Les jambes se tendent, les torses se prosternent, et

ur fanfare. Le petit bugle stridait cette mélopée modulante et un peu rauque, sur

méchant costume qui adhérait à ses formes comme leur pelage aux membres élastiques des félins. Le corps doucement balancé et tortillé semblait suivre les ondulations de la musique et exécutait sur place une danse très lente, comparable au frémissement des trembles, par ces nuits d'été où la brise se réduit à la respiration des plantes. La sculpturale cambr

e soliste, profita de la pause qui suivit pour aborder celui-ci et l'amener as

t sonneur de bugle brusquement confronté avec le Dykgrave. Il semblait que dans s

i convient!... Figurez-vous que depuis sa naissance il ne nous a encore été d'aucune utilité. Comme il ne nous aidait en rien à la ferme, j'avais songé à en faire un matelot et je l'embauchai comme mousse sur une barque de pêche... Bernique! Après trois jours, un bateau qui rentrait au port nous l'a ramené... Au milieu de la manoeuvre, il s'arrêtait court pour regarder les nuages et les vagues... Sa négligence et son étourderie lui valurent plusieurs dures corrections, mais les coups n'avaient pas plus raison de ce méchant mousse, que les remontrances et les exhortations.

kgrave, avec autant d'indifférence que possible. Et c'est qu'il joue

arrasser, j'ai déjà voulu le livrer à des saltimbanques. Peut-être e?t-il fait un bon pitre? En attendant, il ne me vaut que des dégats et des a

féra d'un air ennuyé Kehlmark, qui alla même jusqu'à pre

re mis ainsi sur la sellette par son propre père. Les drilles se trémoussaient, se donnaient l'un à l'autre du coud

udie, sa préférée. Entre cette fille rude, presque hommasse, et ce petit paysan plut?t affiné, l'incompatibilité devait être crispante à l'extrême. Perspicace, Henry se suggéra de violentes querelles au foyer des G

! reprit Kehlmark. Peut-être y aura-t-il mo

x que celui contenu dans les termes mêmes. Le pauvret en ressentit une joie pleine d'espérance et de balsamique augure. Jamais on ne l'avait regardé ainsi, ou plut?t jamais il n'avait lu tant de bonté dans une physionomie. Mais le je

omit de choquer son verre contre celui que lui tendait - oh si dévotement! - le fils du bourgmestre Govaertz? Celui-ci en éprouva un moment de tristesse, mais se reprit aussit?t à commenter le regard caressant de tout à l'heure. Il s'écarta des buveurs pour errer dans les salons et admirer à son tour les tableaux. Occupé o

. Il leur sembla même un tantinet éméché, ce qui n'était point fait pour les c

Kehlmark, qui se promenait avec Claudie sur la terrasse du c?té de la mer, vit quelque temps les bestioles tournoyer avec des cris lamentables autour de la lanterne du phare et leur accorda un effluve de poétique comm

à l'égard du jeune Govaertz, car, avec Claudie, il se porta, étrangement sollicité, du c?té de leurs groupes turbulents. Son approche les intimida et coupa court aux brimades qu'ils allaient exercer sur leur souffre-douleur. Toutefois, une sorte de pudeur ou de respect hum

s de Klaarvatsch coururent rallumer leurs falots. La musique prit la tête du cortège. Le comte leur donna la conduite jusqu'à la grille d'ho

te de la Digue ou plut?t sa fortune et son luxe, mais sans

x évangélique du Dykgrave, et c'était aussi un peu de son regard profond qu'il épiait dans les ténèbres veloutées. Bizarre contradiction: nonobstant cet enthousiasme, le pauvret se sentait le coeur gros, la gorge nouée, les yeux tout disposés aux larmes

Claim Your Bonus at the APP

Open
Escal-Vigor
Escal-Vigor
“Veröffentlicht 1899, ist "Escal-Vigor" des belgischen Schriftstellers Georges Eekhoud eine sehr frühe und gewagte Darstellung von Homosexualität zur Zeit der Jahrhundertwende. Zeitlich vor dem Autor Gide, schreibt Eekhoud einen Roman, der völlig der Liebesgeschichte zwischen zwei Männern gewidmet ist. Interessant dabei ist, dass ihr tragisches Schicksal mit einer gewaltigen Begeisterung geschrieben ist. Homosexualität ist gekennzeichnet als eine "absolute Religion," und in seinem Roman will Eekhoud seine Leser eindeutig konvertieren und reformieren.”
1 Chapter 1 No.12 Chapter 2 No.23 Chapter 3 No.34 Chapter 4 No.45 Chapter 5 No.56 Chapter 6 No.67 Chapter 7 No.78 Chapter 8 No.89 Chapter 9 No.910 Chapter 10 No.1011 Chapter 11 No.1112 Chapter 12 No.1213 Chapter 13 No.1314 Chapter 14 No.1415 Chapter 15 No.1516 Chapter 16 No.1617 Chapter 17 No.1718 Chapter 18 No.1819 Chapter 19 No.19