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Escal-Vigor

Escal-Vigor

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Chapter 1 No.1

Word Count: 2057    |    Released on: 30/11/2017

re de Joyeuse Entrée, pour célébrer son retour au berceau de ses a?eux, à Smaragdis, l'?le la plus riche et la plus vaste d'une de ces hallucinantes

'y fixa. Les Kehlmark prétendaient descendre des rois de mer ou vikings danois. Banquiers un peu matinés de pirates, hommes d'action et de savoir, ils suivirent Fréd

le plus artiste de cette romanesque maison de Souabe, qui vécut les rêves profonds et virils du Nor

cal-Vigor représentait Conradin, le dernier des Hohenstaufen, em

ers, un Kehlmark flo

r et les Salviati, et

qui se rendaient à

de joueurs de fif

o italien, le chateau d'Escal-Vigor se dresse à l'extrémité occidentale de l'

ues monumentales leur incombaient depuis des siècles. On attribuait même à un ancêtre d'Henry la construction de ces remparts énormes qui av

e collines artificielles et à rouler ses flots furieux jusqu'au coeur de l'?le même; et la tradition voulait que le bu

pect de collines naturelles. Elles étaient plantées, à leur crête, d'épais rideaux d'arbres un peu penchés par le vent d'ouest. Le point culminant était celui où les deux rangées de collines se rejoignaient pour former une sorte de plateau ou de promontoire, avan?ant comme un

nt un vallon allant en s'élargissant et qui représentait un parc merveilleux avec des futaies, des étangs, des paturages. Les arbres, jamais émondés, ouvraient de larges éventails toujours frémissants d'arpèges éoliens. Les

'autre. Henry y était né quelques mois avant leur mort. Sa grand'mère paternelle le recueillit, mais ne voulut plus remettre le pied dans cette contrée, à l'atmosphère et au climat capiteux de laquelle elle attribuait la

pension à fuir les communs délassements, à se promener seul dans les profondeurs du parc, n'ayant pour compagnon qu'un auteur favori ou même, le plus souvent, se contentant de sa seule pensée. Son état maladif augmentait encore sa susceptibilité. Souvent des migraines, des fièvres intermittentes le clouaient au lit et l'isolaient durant plusieurs jours. Une fois, comme il venait d'atteindre sa quinzième année, il pensa se noyer pendant une promenade sur l'eau, un de ses camarades ayant fait chavirer la barque. Il fut plusieurs semaines entre la vie et la mort, puis, par un étrange caprice de l'organisme humain, il se trouva que l'accident qui avait failli l'enlever détermina la crise salutaire, la réaction si longtemps souhaitée par son a?eule dont il était tout l'

ses forces anciennes, mais il se surprit à grandir, à se carrer, à gagner des muscles, des pectoraux, de la chair et du sang. Avec ce regain d'adole

gageures violentes, il se distinguait par son intrépidité, son acharnement; et lui qui, pour s'épargner la fatigue d'une ascension dans le Jura, se cachai

de prouesses physiques et de jeux décoratifs; rappelant sous ce rap

puis ses années de collège, il entretenait un souvenir filial et dont les habitants imp

ire exception aussi, dans le reste du royaume, par une sourde résistance à la morale chrétienne et surtout protestante. Lors de la conversion de ces contrées, les barbares de Smaragdis n'acceptèrent le baptême qu'à la suite d'une guerre d'extermination que leur firent les chrétiens pour venger l'ap?tre saint Olfgar, martyrisé avec toutes sortes d'inventions cannibalesques, représentées d'

ent et d'une autonomie irréductible. Au royaume, devenu très protestant, de Kerlingalande, où le luthérianisme sévissait comme

lein d'astuce, sectaire malingre et bilieux, nommé Balthus Bomberg, qui br?lait de se disting

e licence et de paganisme. Les hérésies des anversois Tanchelin et Pierre l'Ardoisier qui, à cinq siècles d'intervalle, avaient a

?nait en tourmentes charnelles plus sauvages et plus débridées qu'en Frise et qu'en Zélande, célèbres cependant par la frénésie de leurs fêtes votives, et il

, comme la plupart des indigènes des autres pays de brumes fant?males et de météores hallucinants. Leur merveillosité se ressentait des théogonies reculées, des cultes sombre

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Escal-Vigor
Escal-Vigor
“Veröffentlicht 1899, ist "Escal-Vigor" des belgischen Schriftstellers Georges Eekhoud eine sehr frühe und gewagte Darstellung von Homosexualität zur Zeit der Jahrhundertwende. Zeitlich vor dem Autor Gide, schreibt Eekhoud einen Roman, der völlig der Liebesgeschichte zwischen zwei Männern gewidmet ist. Interessant dabei ist, dass ihr tragisches Schicksal mit einer gewaltigen Begeisterung geschrieben ist. Homosexualität ist gekennzeichnet als eine "absolute Religion," und in seinem Roman will Eekhoud seine Leser eindeutig konvertieren und reformieren.”
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