à neuf, Laurent fut encore plus négligé et plus abandonné à lui-même que d'habitude. Il en arrivait à en
parate, un repoussoir chagrin dans cet assortiment de bibelots cossus et de plantes frileuses. Il se sentait de plus en plus déplacé dans ce milieu riche et exclusif. En attendant qu'il e?t le
ces vacances, à peine retourné au collège il se surprena
s moins gracieux, les moins aimables, frustes ou rêches, qui le hantaient pendant l'étude ou l'insomnie. En aversion des jacinthes qui lui symbolisaient la dureté de sa belle cousine
ent onctueux et gras, relevé d'exhalaisons pouacres, le poursuivait continuellement à la pension, avec l'opiniatreté d'un refrain canaille. Cette odeur était corrélative de la population ouvrière, des pauvres gens aveuglés par l'acréoline, déchiquetés par
it même à la descente du train, le saluait avec un certain empressement, bien avant que le collégien e?t vu poindre au-dessus des rideaux d'arbres, des toits et des moulins du faubourg, les hautes cheminées rouges et rigides, agitant
e cloaque. Une épidémie de choléra qui éclata en plein mois d'ao?t leur donna cependant à réfléchir. Amorcé et stimulé par les miasmes du fossé, le fléau éprouvait les parages de l'usine plus cruellement que n'importe quel autre quartier de l'agglomération. Les faubouriens tombaient comme des mouches. Quoique les survivants craignissent d'attirer la famine en protestant ouvertement contre la peste, les Dobouziez crurent devoir amadouer la population, sourdement montée contre eux
potence, son attention très affilée, plus subtile encore qu'à l'ordinaire, fut intriguée par un murmure continu, un bourdonnement tra?nard et dolent. Il crut d'abord à un concert de grenouilles, mais il songea aus
étincelant devant lequel ne br?lait, en temps ordinaire, qu'une modique veilleuse, sous ce na?f simulacre de l'Assomption, si bas que les languettes de feu, dardées, avec un imperceptible frisson, dans la nuit immobile et suffocante, parvenaient à peine à rayonner jusque-là, grouillait, se massait, prosternée, la foule des pauvresses du quartie
ient de prières, se lamentaient plus haut et plus vite. Sans doute les ames bien aimées d'un frère, d'un époux, d'un enfant correspondaient à ces flammes agonisantes. Celles-ci cesseraient de frémir en même tem
é malfaisante. Surcro?t de calamité: à cette heure équivoque le terrible fossé, plus effervescent encore qu
périeux et trop régulier de sa cousine Gina. Se pouvait-il que pour faire avorter ces dévotions, le génie de l'usine Dobouziez se f?t substitué à la Reine du Ciel? Justement les pauvre
tain et moqueur. Il aurait même juré qu'un souffle s'échappait des lèvres de la fausse M
, mes soeurs! Celle que vous invoquez, c'est l'autre Reine, l'aussi belle, mais la plus impitoyable! ... Arrêtez! c'est Régina, la N
cun cierge ne br?lait plus. La petite Madone se dérobait aux regards con
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