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La comtesse de Rudolstadt

Chapter 5 No.5

Word Count: 3965    |    Released on: 30/11/2017

un surveillant, un grand coup de pied à un autre, un grand coup d'épée à un troisième, faire un saut prodigieux au bas du rempart, en précipitant devant moi mon ami qui ne se décidait pas assez vite,

oint du jour... reprendre courage, entrer chez un paysan, lui enlever deux chevaux, le pistolet sur la gorge, et fuir à toute bride et à tout hasard; conquérir sa liberté avec mille ruses, mille terreurs, mille souffrances, mille fatigues; et se trouver enfin sans argent, sans habits, presque sans pain, par un froid rigoureux en pays étranger; mai

tra cette lettre est aussi s?re que les autres l'étaient peu. Vous pouvez enfin vous confier à elle sans réserve et lui remettre toutes vos dépêches pour moi. Le comte de Saint-Germain lui fournira les moyens de me les faire parvenir; mais il est nécessaire que ledit comte, auquel je ne saurais me fier sous tous les rapports, n

ait attentivement les traits de la Porporina, pour essayer d'y surprendre une expression de douleur, d'humiliation ou de dépit.

C'est que mon frère redoutant de me voir nouer des relations avec toi, tout en feignant de vouloir t'amener à mes concerts, avait eu soin de me faire entendre que tu avais été à Vienne la ma?tresse, l'idole de Trenck. Il savait bien que c'était l

te avec lesquels la princesse parlait devant la Porporina, à quels dangers vous vous exposer

gure comme la sienne. Non, non! je ne suis pas si imprudente que j'en ai l'air; chère Porporina, ne croyez pas que je vous parle à c?ur ouvert par distraction, ni que je vienne à m'en repentir quand je serai calme. J'ai un instinct infaillible, voyez-vous, mon enfant. J'ai un coup d'?il qui ne m'a jamais

e, comme pour prendre Dieu à témoin de son serment: ni vous, ni M.

'est-il pas vrai? Tu me raconteras comment tu l'as connu, et comment il t'a sauvé la vie; mais pas maintenant. Je ne pourrais pas t'écouter. Il faut que je parle, mon c?ur déborde. Il y a si longtemps qu'il se dessèche dans ma poitrine! Je ve

esse fondit

occupé qu'à nous épier, à nous deviner et à nous trahir. J'ai été forcée de faire semblant d'avoir bien du regret et du dépit, quand, par mes soins, ma s?ur m'a escamoté le tr?ne de Suède. J'ai été forcée de faire semblant de détester Trenck, de le trouver ridicule, de me moquer de lui, que sais-je! Et cela dans le temps où je l'adorais, où j'étais sa ma?tresse, où j'étouffais d'ivresse et de bonheur comme aujourd'hui... ah! plus qu'aujourd'hui, hélas! Mais Trenck n'avait pas ma force et ma prudence. Il n'était pas né prince, il ne savait pas feindre et mentir comme moi. Le roi a tout découvert, et, suivant la coutume des rois, il a menti, il a feint de ne rien voir; mais il a persécuté Trenck, et ce beau page, son favori, est devenu l'objet de sa haine et de sa fureur. Il l'a accablé d'humiliations et de duretés. Il le mettait aux arrêts sept jours sur huit. Mais le huitième, Trenck était dans mes bras; car rien ne l'effraie, rien ne le rebute. Comment ne pas adorer tant de courage? Eh bien, le roi a imaginé de lui confier une mission à l'étranger. Et quand il l'a eu remplie avec autant d'habileté que de promptitude, mon frère a eu l'infamie de l'accuser d'avoir livré à son cousin Trenck le Pandoure, qui est au service de Marie-Thér

urs orbites; elle resta immobile, muette et livide. Elle avait perdu connaissance. La Porporina, effrayée, aida madame de Kleist

ée avec la princesse d'autre chose que de la musique. La princesse va être malade, cela servira à cacher sa joie, il ne faut pas qu'elle paraisse se douter de l'évasion de Trenck, ni vous non plus. Le roi la sait à l'heure qu'il est, cela est certain. Il aura de l'humeur, des soup?ons affreux, et sur tout le monde. Prenez bien garde à vous. Vous êtes perdue tout aussi bien que moi, s'il découvre que vous avez remis cette lettre à la

croyez donc qu'il faut des menaces et des promes

e ne s'en aper?ut pas; et tout à coup, elle vit dans la glace à laquelle touchait l'instrument la figure du roi se dessiner à c?té d'elle. Elle tressaillit et voulut se lever; mais le roi, appuyant le bout de ses doigts secs sur son épaule, la contraigni

du pied écouter derrière la porte entr'ouverte de la chambre à coucher de sa s?ur. Mais je remarque avec chagrin, ajouta-t-il, que cette belle voix est un p

ndit la jeune fille effrayée de l'air sombre et soucieux du r

t ainsi, nous pouvons bien chuchoter ensemble ici, sans nous soucier d'elles. La maladie ne me para?t pas grave. Je crois que votre sexe va très-vite en ce genre d'un excès à l'autre. On vous croyait

e cette question, demand

mes livres dans l'antichambre et m'en retourner bien vite. Madame de Kleist m'a aper?ue. Elle m'a nommée à Son Altesse, qui a eu apparemment la curiosité de me voir de près. On m'a forcée d'entrer. Son Altesse a daigné m'interroge

ne sais pas pourquoi les pieds vous grillent

oujours d'être déplacé

as le sens com

de plu

nt de se rasseoir devant le piano, et

nant d'un air moitié pè

ce que vous venez

Elle se voyait arrivée inopinément à cet instant de crise où la bienveillance du ma?tre pouvait se changer en fureur. Elle en e?t fait volontiers le sacrifice plut?t que de descendre à la dissimulation; mais le sort de Trenck et celui

roi, pourquoi ne

le m'effrayer en feignant de do

tout. Je vous trouve, au contrai

e qu'on hait. Pourquoi voul

a plus coquette qu'il e?t encore obtenue de la Porporina. Il changea aussit?t de

vous évanouie, hier

souci de Votre Majesté,

déjeuner pour être si dégagée dan

mplie de confiance dans la bonté et dans l

déclaration! dit Frédéric d'un ton

la jeune fille avec un mouv

dites-vous

ajesté ne fait que des déclara

ni Marie-Thérèse; quelle gue

on peut avoir av

citer une pareille fable? Le moucheron

colère et par conséquent faible. J

re et piquant. Peut-être qu

ajesté l

O

vous

Il y avait de la colère et de l'amour dans ce mouvement bizarre. La Porporina ne changea p

as semblant d'en manquer comm

ulez-vo

tre pas tué. A votre place, je n'aim

se? dit le roi changeant

rsonne

rquoi avez-vous de

e la Prusse, et par conséquent le

que ce soit le r

aurais l

e roi ne vous parlera; ce n'est pas au roi

s retrouvé ici l

Le roi n'e?t pas été hier s'informer de

rop subtile pour moi,

la, un peu à gauche, je serai le capitaine; et quand je le mettrai comme ceci, à droite,

ble. Votre Majesté est libre d'être deux, d'êtr

z pas sur le théatre devant vos c

e vous y

donc le diable au

té n'est ni à droite ni à gauche, et

terrible figure en devint comique. Il voulait faire le simple mortel et le roi en vacances autant que possible; mais tout d'un coup, se rappelant qu'il était venu là, non pour se distraire de ses soucis, mais pour p

e viendrai vou

la Porporina, n'avait osé bouger d'auprès du lit de sa ma?tresse. Elle avait fait de vains efforts pour entendre c

s'en départir, et les efforts de la pauvrette échouaient devant l'obstination du despote. Elle recommanda la princesse Amélie à Dieu; car elle comprit fort bien que le roi la for?ait à rester là, afin de confronter ses explications avec celles qu'on préparait dans la pièce voisine. Elle n'en douta plus en voyant le soin avec lequel, en y passant, il ferma la porte derrière lui. Elle resta donc un qu

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La comtesse de Rudolstadt
La comtesse de Rudolstadt
“La Comtesse de Rudolstadt est un roman de George Sand paru en 1843, suite du roman Consuelo. Extrait |...La salle de l'Opéra italien de Berlin, bâtie durant les premières années du règne de Frédéric le Grand, était alors une des plus belles de l'Europe. L'entrée en était gratuite, le spectacle étant payé par le roi. Il fallait néanmoins des billets pour y être admis, car toutes les loges avaient leur destination fixe : ici les princes et princesses de la famille royale , là le corps diplomatique, puis les voyageurs illustres, puis l'Académie, ailleurs les généraux , enfin partout la famille du roi, la maison du roi, les salariés du roi, les protégés du roi , et sans qu'on eût lieu de s'en plaindre, puisque c'étaient le théâtre du roi et les comédiens du roi...| |Source Wikipédia|”
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